street children of senegal

THIERNO
(Une enfance volée)

Du sang accompagné de larmes amères coule sur des joues poussiéreuses et desséchées. Un regard vide, confus, triste, désespéré est posé sur un sol en terre battue. Dans cette pièce sombre et froide, une petite silhouette se laisse découvrir. Pieds et torse nus, recouvert de gale, l’enfant se berce dans un coin, victime d’un châtiment. Encore traumatisé, il entend résonner l’écho des coups de fouet du Marabouts (maître du Coran) qui furent la cause de la blessure de son front.
Le petit Thierno, à peine âgé de sept ans, n’est pas le seul enfant de Dakar à se demander si chaque jour qu’Allah lui donnera de vivre ne sera pas qu’un long cauchemar ; et si ce dernier existe réellement, pourquoi permettrait-il qu’il connaisse un tel sort ? A Dakar, capitale du Sénégal, chaque feu d’intersection est décoré de plusieurs petits « Thierno »; leur nombre s’élève à plus de 150 000 ! Cela veut dire qu’un tel nombre d’enfants se lève tous les jours à cinq heures du matin pour se rendre pieds nus au centre-ville afin d’y mendier toute la journée, sans savoir ni où aller ni quoi manger. Livrés à leur propre merci, ils sont susceptibles de mourir de faim, de froid, d’une blessure non soignée, sans que personne ne s’en rende compte et sans qu’ils ne manquent à qui que ce soit, sans jamais jouir de leur enfance.
Tous ces petits « Thierno », âgés de 5 à 15 ans, ne sont malheureusement pas dans cette situation à cause de catastrophes telles que la famine, la guerre ou la pauvreté. Certes, quelque part, certains de ses effets furent la cause de ce chaos mais à l’origine, la faute fut commise par un homme connu sous le nom de « Marabout ».
Voici ce qui différencie l’enfant de la rue du Talibé (arabe pour élève ou disciple) qui n’est que le nom donné à tous ces « Thierno ». Ils se sont retrouvés dans la rue à cause d’une personne qui recherche uniquement son propre profit. En 1960, avec la croissance de l’islam dans le pays, le peuple sénégalais s’est décidé à donner une éducation religieuse à tous les enfants. Au bord des villages, un échange se faisait entre les Marabouts (maître du Coran) et les villageois. Les parents, n’ayant aucun moyen, avaient convenu de laisser l’enfant travailler dans les champs des Marabouts qui, en contrepartie, promettaient de leur donner des cours du soir sur le Coran et l’éthique islamique. Au profit des Marabouts, une famine éclata sur le pays en 1972 les forçant à migrer dans les grandes villes comme Dakar. Avec eux, ils emmenèrent en effet tous les enfants à leur charge, soit près d’une vingtaine jusqu’à quelques centaines pour certains Marabouts plus réputés. Les parents ont été dupés, car ils croyaient que l’éducation donnée à leurs enfants continuerait au juste prix et qu’ils auraient de meilleures chances de prospérité au niveau scolaire comme social. Ainsi ces enfants se sont trouvés arrachés à leurs parents, séparés de leurs villages, volés de leur enfance, totalement dépourvus de leurs droits.
Si toute fois vous avez été sensibilisé par cet article veuillez me contacter par courrier électronique : ianis_oliveira@hotmail.com, ou par téléphone : 06.61.60.90.09

Je vous remercie de prendre l’initiative de penser et de prier pour ces hommes de demain.

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ianis oliveira

St Malo, France

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