Somewhere

Magda Vacariu

Somewhere

70×70 cm, Acrylic on Canvas, Nov. 2009
Tout ce que tu veux
by Léo Ferré
Album: On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et tout ce que tu veux n’appartient qu’aux couleurs
Aux oiseaux de la nuit quand la nuit te fait femme
Au vent qui reverdit sous l’arche de la peur
A la mer qui rougit et qui fourbit ses armes

Aux marins qui ressemblent aux enfants de la mer
A cette herbe exaucée qu’on dit du pain des hommes
A la dune qui croit que le sable c’est elle
Alors qu’il n’appartient qu’aux amants qui l’effacent

Aux chansons de ces ports où l’on ne va jamais
Aux ombres dans les soirs qui se prennent pour toi
Aux passions des insectes dans les slows de l’été
Aux raisons de l’amour que les fous te proposent

A la folie consciente et barrée au feu rouge
Au vert qui s’habitue à voir d’outre saison
Aux désordres passés dans la machine à songes
A l’oubli de te regarder dans ton vison

Au rien qui te fait toi quand tu ne crois en rien
A ces chants de la nuit à l’agonie des choses
A l’ombre que j’emploie à tant t’illuminer
Au mal qui fout sa gueule au fond d’un poudrier

Et tout ce que je veux n’appartient qu’aux jardins
A la fleur qui ressemble à la fleur que j’invente
Aux parfums de la nuit qui se prennent la main
Pour te cueillir là-bas quand ta marée fermente

A moi qui t’apparais comme une source vive
A l’avion qui s’en va dire un chapelet morse
Au carême dedans ton ventre et tes coursives
Quand la tempête te ranime et t’invective

Au silence du temps qui compte tes silences
A la musique ténébreuse de la chance
A cette huile qui coule au fond de l’habitude
A ton savoir contraint devant la lassitude

A ces bas que tu tires en haut des privilèges
A la pudeur inscrite en bas de ta culotte
A ce tissu violé par mes doigts de violettes
A ton jardin ouvert la nuit pour mes emplettes

Au canevas surpris dans ta chambre en dentelle
Au coeur de ce triangle où coule l’isocèle
A la géométrique envie de t’empaler
A la mouette qui te mange à la marée

Et tout ce que tu veux n’appartient qu’aux enfants
A la rue, aux lumières douces de l’envie
Aux chagrins inventés par un pli de vertu
Au vice généreux qui t’habille et te plie

Au sourire de Dieu qui s’en va dans ta tête
A ta main qui remonte au-delà de ta fête
Au rire exténué des mirages partis
Au sommeil qui te prend dans le ciel de ton lit

Aux pratiques du geste, aux façons de salir
A la blancheur têtue, au soir qui te fait belle
A tes cris en allés vers des ombres fidèles
A ce rien qui t’embarque et qui te fait pâlir

A tout ce qui n’est tout qu’au fond de l’habitude
A ce rien qui te fait princesse ou misérable
A cette remontée du fond de ta pâleur
Quand le printemps remet de l’ordre dans ta fleur

A ces halètements d’une chambre d’hôtel
A cette voie lactée où tu te sens mouillée
A ces cris de la fin qui n’en finira pas
A tout ce que tu veux qui n’appartient qu’à toi

Somewhere belongs to the following groups:

1 on 1: The Fine Art of Portraiture , Contemporary Professional Painters and Sculptors, Melbourne & Victoria and Painters In Modern Times
Somewhere by Magda Vacariu
  • Vasile Stan

    Vasile Stan

    Amazing how well you can convey emotions on portraits such as this. This ability is far from common. Superb painting Magda.

  • Karin  Taylor

    Karin Taylorcommunity helper

    Gorgeous

  • Shoaib .

    Shoaib .

    wowwwww this is incredible … amazing artwork :)

  • catherine walker

    catherine walker

    really beautiful ..so well done!

  • Anni Morris

    Anni Morris 25 days ago

    A captivating face ~ Anni :)

  • izzybeth

    izzybeth 25 days ago

    beaufiful

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