Des oreilles qui dévorent les sons
Des mots qui inondent les bouches
des narines aspirant à l’unisson
tout ce que le monde à d’odeurs louches
Des bras qui s’agitent, des pieds qui trépignent
Des corps qui montent, qui descendent
se frôlent et se heurtent, malades
de la peur que chaque regard souligne
Le mouvement chasse l’immobilisme
Et le temps s’étiole à l’arrière de nos vies
Oubliant tous ces petits moments sublimes
Où nos yeux s’égarent à l’envie
Qu’il est doux de se laisser freiner
de prendre du temps au temps
En regardant la grande roue tourner
sans avoir à la pousser pour autant
Je ferme mes oreilles aux bruits syncopés
J’emplis mes narines des parfums fruités
Et mes pas sur un chemin illimité
tracent les contours d’un monde non dompté
Comments
You are giving my french a real work-out today! I love the appeal to the senses in this poem.. the vagabond spirit being expressed (I think!) lol… and for your other poem … I have decided you are a master of allegory. Incredible use of symbolism in your written works. You are an extremely gifted writer.
Thank you Dawne… You understand my words perfectly !
And you’re right : I like making allegories, and using parallel between words and pictures, trying to link opposit ideas and feelings…
It’s not easy to tell…. Lol !
I’m very happy you read my writings !
– Cyril Marchand